Emma Onekekou est autrice, poète et artiste militante d’origine ivoirienne, basée en France. Son travail traverse la fiction littéraire, la poésie engagée, le cinéma et la photographie, avec pour fil conducteur les identités africaines et diasporiques, le féminisme postcolonial et les droits des femmes et des personnes queer en Afrique de l’Ouest.
J'explore l'amour entre femmes et les silences qui l'entourent dans À celles qui s'aiment (I et II). Une écriture qui donne une langue à ce qu'on m'a appris à taire.
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Dans Sang pour sang, je mêle autoportrait, sang menstruel réel et poème en cinq sections. Je ne demande pardon ni pour sa couleur, ni pour sa vérité.
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J'ai co-écrit et co-réalisé Inbri, l'histoire d'une jeune femme lesbienne soumise à une thérapie de conversion après son coming out. Un film porté avec le collectif Les Sans Noms.
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Découvrez en bref les projets réalisés par Emma ONEKEKOU
Découvrez l’impact de mes oeuvres à travers le monde.
Elle ose parler du corps des femmes et des menstruations d'une manière très directe, sans chercher à cacher ce qui fait pourtant partie de nos vies. Les images sont fortes et elles interpellent. C'est une exposition qui peut déranger, mais justement elle pousse à parler de sujets dont on parle encore trop peu, avec une nouvelle approche.
J'ai trouvé le concept très intéressant : entrer seule dans une pièce, après qu'on a demandé mon consentement. J'ai trouvé qu'on m'a respectée.
Et quand je suis arrivée dans la pièce et que j'ai vu les images, en plus des mots, il y avait ta voix. La voix qui nous disait le parcours des personnes qui saignent.
Visuellement, ça faisait un peu peur et c'était beau en même temps. On ne pouvait pas faire plus bel hymne à nos règles, et à ce que ce sang-là n'est pas sale. Saigner, c'est être digne.
C'était poignant, c'était puissant. J'ai encore les frissons.
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J'ai été bluffée par l'audace des visuels. Les textes m'ont éblouie et m'ont parlé en même temps : ils expriment un ressenti réel que j'ai souvent eu face à mes menstruations, et sont un appel à être en symbiose avec notre corps.
Lors de la projection, il y a eu beaucoup d'effroi dans le public, des regards choqués, un gros silence à la fin. Mais cela m'a rappelé la perception générale que les femmes et les hommes ont du cycle menstruel, et pourquoi la dignité menstruelle est si peu adressée dans nos communautés. Et le travail qu'il nous reste à faire.
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Elle a une très belle plume, elle sait exprimer et transmettre les émotions. Quand on la lit, on n'a qu'une envie : ne pas terminer le livre trop vite. Et une fois à la fin, on a hâte de lire le suivant.
C'est captivant : on voyage tout en étant sur place. Les mots, les expressions, tout s'accorde dans une harmonie merveilleuse.
C’était super. Quand tu commences à écouter tu es captivé. Jusqu’à la fin. Tu nous transporte dans ton univers, on le découvre jusqu’à ce qu’on ressorte de l’exposition.
Oui oui. J’ai bien aimé. C’était saisissant. Ses mots étaient poignants.
Découvrez les points phares qui marquent mon parcours personnel et artistique
Je présente Sang pour sang, mon premier projet de photographie performative : cinq autoportraits nus, du sang menstruel réel, et un poème politique en cinq sections qui interroge la honte, le sacré et la souveraineté du corps des femmes.